CHEIKH H'SISSENE ( chekh hssissene )


           CHEIKH H'SISSENE ( chekh hssissene ): De son vrai nom Larbi Ahcene, fils de Mohamed et de Ammi Taous, né le 08 Décembre 1929 au Numéro 15, rue Montadhore a la Casbah (Alger). Il est considère par les mélomanes comme l'un des grand chanteur du CHAABI, genre citadin. Il a marqué son époque par la finesse de son interprétation des grandes qacidas.
H'sissen, Originaire du village TIZI-AMEUR, commune Ain-Zaouia, s'est distingué par sa mémoire quasiment prodigieuse qui lui permettait de retenir un long poème après l'avoir lu une ou deux fois. Il l'apprend aussitôt mais en y ajoutant la manière, sans consulter ses manuscrits, à l’instar de tous les maîtres de l'époque qui consignaient leur répertoire sur de gros livres.
Sa connaissance instinctive de la prosodie lui permettait de placer la note sensible la ou elle devait être et de donner à la mélodie toute sa souplesse et toute sa finesse.
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément, semble être le principe de h’sissen qui s’imprégnait profondément de la poésie, avant de la chanter dans son intégralité. Le verbe coule ainsi comme d'une source claire et chatoyante. Son premier instrument a été la mandoline, ensuite la guitare et le mandole. Il se mit très vite au diapason des grands ténors de l'époque.
Vers la fin de l'année 1949, il fut mobilisé par L’armée coloniale. Mais a la grande joie de ses parents, l'armée l'exempta en raison de sa qualité de fils unique. Il avait 20 ans a cette période et le nationalisme battait son plein. H’ssissen qui a la fibre nationaliste a fleur de peau ne resta pas à l'écart.
Quelques années avant le déclenchement de la révolution de 1954 qui fut d' ailleurs celle de son mariage, Trois enfants (deux garçons et une fille) égayerons son foyer, il forme son premier orchestre pour entreprendre une activité artistique pleine, doublée parallèlement d’une activité politique dans les rangs du FLN.
La révolution s'intensifia dans tout le pays, la Casbah perdit d'un cran toute sa quiétude. C'est dans cette atmosphère incertaine ou il atteindre le summum de sa créativité, il laissera libre court a son inspiration qui se révéla très féconde. Il composa des chansons en Kabyle et en arabe, façonna un style pleine de finesse et d'originalité tout en sauvegardant le cachet CHAABI tel ATIR LQAFS, (oiseau en cage), REFDAGH TABALIZT (j‘ai pris ma valise), NHAR EL DJEM3A, ETIR GHABLI, des chefs-d'œuvre inégalés à ce jour.
Sentant la menace peser sur lui, il décida de s'exiler à paris. Là, il retrouva cheikh Amraoui Missoum le célèbre compositeur qui le façonna en lui donnant une dimension professionnelle. H’sissen animera les soirées des émigrés dans différents établissement.

De paris, il se rendit ensuite a Tunis ou il fut incorporé au sein de la célèbre troupe artistique du FLN, aux cotés Ahmed Wahbi, Mustapha Kateb, Mustapha Sahnoun, Farid Ali, Ouafia,…,etc.
Il fit quelques tournés dans plusieurs pays amis à L’Algérie. Mais malheureusement, son état de santé se détériora très vite et il mourut, à l'age de 30 ans, le 29 septembre 1959 suite d'une maladie pulmonaire à l'hôpital Sadikia à Tunis. Il a été inhumé au cimetière El Djelaj, aux cotés de la chanteuse Oranaise Hadjira Bali, à la ville de Tunis (Tunisie).
Malgré la brièveté de sa carrière, H’SISSEN reste l'un des plus grands cheikh du chant CHAABI qu'ait connus notre pays.

H'SSISSEN L'ENFANT :

H'sissen est issu d'une famille pauvre, son père travaillait chez un français, sa mère comme toute les femmes Kabyles s'occupait de son foyer. Mohamed et Tassadit (les parents) ont eu beaucoup du mal a entretenir leurs fils unique et leurs maison. Avec ces difficultés, H'sissen dès son jeune âge essayait de se procurer un peu d'argent par-ci par là, notamment en vendant des journaux avant ses rentrées en classe qu'il à quitté avec un certificat d'étude (C.E.P).
Les années 30 et 40 étaient des années de braises, chômage, colonialisme,...C'est ainsi que Da Muh (Père de H'sissen) décidât de vendre ses propriétés au niveau du village Tizi-Ameur pour aller s'installer à Alger, à la Casbah, afin d'arriver a subvenir aux besoins de sa famille.
C'est durant ces années là que H'sissen alors qu'il avait entre 08 et 12 ans, s'initier à la guitare. Peu de temps après il retrouvait en cheikh Missoum un grand maître qui lui montrait le chemin a suivre, notamment en composant des chants patriotiques.

SON MARIAGE :
C'est en janvier 1954 que h'sissen se mariait dans la pure tradition. Ce mariage a été animé par beaucoup de chanteurs de cette époque dont Abderahmane Aziz, Latifa Ababsa.
Les années qui suivi cet évènement ont été fleurissante puisque H'sissen et Ghania son épouse ont mis au monde deux garçons et une fille. Des enfants qui ont grandis sans H'sissen, leurs père, qui à été rappelé par dieu très tôt. C'est les grands parents Mohamed et Tassadit et leurs Mère Ghania qui ont continuée le combat en les élevant jusqu'à ce qu'ils deviennent tous adultes.

QUELQUES TITRE DE CHANSONS DE CHEIKH H'SISSEN:
EN KABYLE: AYOUL IZEGHREN LEVHAR- KHZOU CHITAN- ASSAL MENTIR- NETSAMEN FENBI. ETIR LQEFS-REFDAGH TABALIZT.
EN ARABE : NHAR ELDJEM3A- MESSAD DAK ENHAR- MA TESMA3 GHIR KOB OUARA- ELBAZ OUEL GHORAB


                                                                         MASS Said SAADI
                                                           Enseignent en langue et culture berbère

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